lundi 6 avril 2015

Abel, mon fils, ma bataille

Abel, mon fils, ma bataille
Abel, mon fils, ma bataille

Abel Chennouf, jeune caporal de vingt-cinq ans du 17e RGP de Montauban, est abattu d'une balle dans le dos, le 15 mars 2012. On conclut un peu vite à un meurtre raciste, inspiré par l'extrême droite, sans voir que les autres cibles de l'assassin sont toutes militaires. Quand de nouveaux crimes de sang-froid frappent une école juive, la France entière manifeste son émoi, l'enquête s'accélère et l'on met un nom sur le coupable, un certain Mohamed Merah. Non seulement on ne réussit pas à l'arrêter mais, lorsqu'on finit par le cerner, il est tué avant d'avoir pu parler.
Depuis ce 22 mars 2012, le père d'Abel, Albert Chennouf-Meyer, se bat pour que la vérité éclate, au nom de la mémoire de son fils qui aurait dû être papa deux mois plus tard, mais aussi des autres victimes de Merah. Car de nombreuses questions restent en suspens. Pourquoi tant de dysfonctionnements dans le suivi du jeune djihadiste, pourtant repéré plusieurs mois avant les faits par la DCRI, dirigée alors par l'incontournable Bernard Squarcini ? Comment le siège de l'appartement du tueur a-t-il pu conduire à un tel fiasco ? Pourquoi l'État, qui avait assuré les familles de son soutien, refuse-t-il de reconnaître ses responsabilités et s'entête-t-il à ne pas diffuser certains documents classés « Secret Défense » ?
Un an après la tragédie, le témoignage bouleversant d'un père blessé qui ne craint plus rien, bien décidé à mener la lutte jusqu'au bout. Y compris par une plainte visant l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy.